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Le Bulletin #15 : Inspirations Culturelles & Artistes - SERICA

LE BULLETIN

Au gré de nos envies, un peu plus de ce que nous aimons, en hommage à tous ceux qui font parler les nuances...

15

DUKE ELLINGTON & RAY BROWN This One’s for Blanton (1972) / ZEN AND THE ART OF MOTORCYCLE MAINTENANCE: AN INQUIRY INTO VALUES ROBERT M. PIRSIG (1974) / AMPLIFICATEUR LUXMAN L-80V JAPON (1978) / FUNERAL IN BERLIN GUY HAMILTON (1966)

LE DISQUE

DUKE ELLINGTON & RAY BROWN
This One’s for Blanton (1972)


Dédié à la mémoire de Jimmy Blanton, contrebassiste de génie disparu à seulement 23 ans, cet album rend hommage à celui qui, au sein de l’orchestre de Duke Ellington, révolutionna la place de la contrebasse dans le jazz au début des années 1940.

Près de trente ans plus tard, Ray Brown, qui doit à Blanton une grande part de sa vocation, rejoint Duke Ellington pour saluer celui qui inspira sa carrière. Un dialogue entre générations, au plus près de l’essence du jazz.

Compositions du Duke, standards et longues improvisations : les quatre derniers morceaux offrent aux deux musiciens près de vingt minutes d’échanges, tour à tour enjoués et délicats.

ÉCOUTER L'ALBUM

LE LIVRE

ZEN AND THE ART OF MOTORCYCLE MAINTENANCE: AN INQUIRY INTO VALUES
ROBERT M. PIRSIG (1974)


Il y a des livres qui changent notre façon de regarder les objets.

Publié en 1974, Zen and the Art of Motorcycle Maintenance raconte un voyage à moto à travers les États-Unis. Derrière la route, les paysages et la mécanique se dessine une réflexion sur la qualité, le soin apporté aux choses et le sens que l’on donne à ce que l’on fait.

Entretenir une moto, comprendre son fonctionnement, aller au-delà des apparences : autant de gestes qui redéfinissent progressivement notre relation au monde.

Un livre qui rappelle que la qualité ne se résume pas à ce qui se voit. Elle se trouve aussi dans la conception, l’attention portée aux détails et le plaisir de comprendre comment les choses fonctionnent.

L'OBJET

AMPLIFICATEUR LUXMAN L-80V
JAPON (1978)


Même éteint, il impose sa présence. Sa façade en aluminium brossé, son coffrage en palissandre de Rio et ses boutons couleur champagne témoignent d'une époque où chaque détail participait au caractère de l'objet.

Son témoin central orangé rappelle qu’à près de cinquante ans, il a encore beaucoup à offrir.

Amplificateur à transistors, le Luxman L-80V restitue une chaleur sonore qui évoque celle des amplificateurs à lampes, sans leurs contraintes d’entretien. Un véritable coup de cœur, dont le charme tient autant à ses qualités sonores qu’à son esthétique et à ses imperfections.

Conçu au Japon à la fin des années 1970, il appartient à une génération d’appareils pensés pour durer, se transmettre et continuer à jouer. Une certaine idée de la hi-fi, où l’objet compte autant que le plaisir d’écoute.

LE FILM

FUNERAL IN BERLIN
GUY HAMILTON (1966)


Berlin est coupée en deux. Michael Caine incarne Harry Palmer, agent du renseignement britannique aux lunettes épaisses et au regard désabusé. Une figure de l’espionnage aux antipodes du glamour de 007.

Réalisé par Guy Hamilton, Funeral in Berlin mêle intrigues complexes, costumes impeccables et intérieurs modernistes. Palmer observe, analyse et fait son travail, une cigarette à la main.

Un film d’espionnage à contre-courant, où la retenue fait tout le style.

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